Transformer un Raspberry Pi en serveur Subsonic

Subsonic… Quezako ? Et bien Subsonic c’est un peu comme posséder un compte Deezer et Spotify, à la seule différence que c’est vous qui hébergez votre propre musique depuis votre ordinateur, le tout gratuitement.

Vous l’aurez compris, il faut bien évidemment héberger tout cela sur une babasse qui reste allumée, ici en l’occurence, un Raspberry Pi.

Raspberry Pi Home Server – Raspbian – Installer un serveur Subsonic

Le contenu musical que vous hébergez peut être lu depuis n’importe quel support (chez des potes qui ont un ordinateur, vous pouvez y accéder via un navigateur web par exemple), mais j’y reviendrai plus tard.

Commençons par le commencement : l’installation du serveur sur votre Raspberry !

  1. Dans un premier temps, il vous faut installer l’environnement d’éxecution Java.
    sudo apt-get install openjdk-6-jre
  2. Vous devez ensuite récupérer le .deb de subsonic, disponible à cette adresse, puis le lancer.
    sudo dpkg -i subsonic-x.x.deb

    (les x sont à remplacer en fonction de la version que vous aurez téléchargée).

  3. Voici les commandes à saisir pour gérer le service subsonic :
    sudo subsonic {start|stop|status|restart|force-reload}
  4. Une fois le service lancé, on vérifie qu’il fonctionne en saisissant le localhost suivi du port utilisé par subsonic dans la barre d’adresse du navigateur du Raspberry :
    http://127.0.0.1:4040/

    Si vous avez le moindre soucis, sachez qu’un fichier de log est disponible à l’emplacement /var/subsonic/subsonic_sh.log

    Le service est dépendant des performances du Raspberry Pi, il vous faudra parfois prendre un peu votre mal en patience si les pages sont longues à charger…

Si tout s’est bien déroulé, vous arrivez sur cette interface :

Raspberry Pi Home Server – Raspbian – Installer un serveur Subsonic

Interface de connexion

Pour la première authentification, utilisez le login et mot de passe admin / admin.

Une fois authentifié, vous arrivez sur l’écran d’accueil de subsonic. La première chose à faire est bien sur de modifier le mot de passe admin :

Raspberry Pi Home Server – Raspbian – Installer un serveur Subsonic

Ecran de configuration de Subsonic

Il ne vous reste plus qu’à déclarer le dossier contenant vos fichiers musicaux :

Raspberry Pi Home Server – Raspbian – Installer un serveur Subsonic

Définir le répertoire de vos musiques

Cliquez sur « Scan media folder now » une fois le chemin d’accès saisi et laissez subsonic ajouter vos musiques automatiquement dans la bibliothèque subsonic.

Ensuite, on retourne sur l’invite de commande et on tape la commande servant à actualiser proprement le service subsonic :

sudo service subsonic force-reload

Voilà ! A présent, Subsonic vous conseille d’effectuer un petit don, qui va vous permettre d’obtenir un nom de domaine en .subsonic.org, de cette manière, vous pourrez accéder depuis n’importe quel navigateur d’un appareil connecté à internet à votre dossier media déclaré plus tôt ! (Pratique pour ceux ne possédant pas d’IP Fixe). Sinon vous pouvez utiliser Inadyn comme présenté dans cet article.

Pour pouvoir accéder à votre serveur Subsonic en dehors de votre réseau local, il est obligatoire d’ouvrir le port 4040 sur votre routeur, en TCP et UDP !

Si vous ne souhaitez pas passer par un navigateur pour écouter vos musiques, vous pouvez télécharger l’application qui va bien en fonction de l’appareil avec lequel vous souhaitez jouer vos musiques. Une liste d’applications est disponible sur le site officiel de Subsonic, accessible

Le service Subsonic n’étant pas vraiment optimisé pour les Raspberry Pi, je vous déconseille à titre personnel de créer des identifiants secondaires avec des droits d’accès réduits (lecture seule ou jukebox) à vos amis pour qu’ils écoutent vos musiques pour la simple et bonne raison que le Raspberry serait vite saturé en mémoire. D’ailleurs, il vous est possible de modifier la RAM utilisé par le service subsonic en éditant le fichier de configuration :

nano /etc/default/subsonic

En modifiant la ligne suivante le paramètre « –max-memory=XXX »

Il ne vous reste plus qu’à vous balader dans votre interface de configuration locale, où tout un tas de configurations vous attendent, allant de la customisation de l’interface, jusqu’à la possibilité d’éditer vos tags !

Bonne écoute sur Subsonic !

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