Impression 3D : test de la DiscoEasy200 de Dagoma

Pour une fois, ça ne sera pas un article pour le Raspberry Pi mais pour un autre accessoire qui se démocratise de plus en plus, j’ai nommé l’imprimante 3D !

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Ça faisait maintenant quelques mois que je regardais avec envie ces petites machines à créer ses propres objets à la demande. Pour un bidouilleur comme moi (je supporte plus le mot geek – mais c’est une autre histoire) c’est un peu le rêve. Du coup suite un ancien article de chez Korben, j’ai investi dans une DiscoEasy200 de chez Dagoma. J’ai choisi la version en kit à 299€ (plutôt que celle assemblée à 399€).

Arrivé deux semaines après la commande, le colis est assez bien organisé et je conseille de tout déballer sur une grande table car il y a de nombreuses pièces.

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L’ensemble pèse son poids, les barres métalliques sont solides tout comme les différentes pièces en plastique (40% de l’imprimante) qui sont en fait imprimées. Je trouve le principe sans être nouveau, original et ca permet de savoir que l’on peut aussi imprimer soi même des pièces pour réparation.

Si vous êtes comme moi pas forcément confiant sur l’assemblage (je bidouille plus le logiciel que le matériel), le tout a été assemblé en à peu prêt 4h en prenant mon temps et en suivant les très bonnes vidéos de Dagoma qui sont pour moi parfaites. Chacune fait 30 minutes mais en accéléré donc faites des pauses et prenez votre temps !

Première partie pour l’assemblage

Et la partie 2

 

 

Alors pour le moment c’est positif mais j’ai quand même quelques critiques ! Parce que oui tout n’est pas parfait et le résultat final mérite quelques commentaires :

  • Le support pour la carte SD était mal imprimé ce qui fait qu’il a fallu attaqué à la lime mais pas moyen de caler ça correctement et il faut insérer la carte un peu de travers pour qu’elle aille jusqu’au bout (une vis qui cale le bloc ne passe pas d’ailleurs)
  • Un trou pour fixer le plateau est trop grand. Du coup l’écrou ne se bloque pas. Mon plateau tient donc pour le moment avec seulement 3 vis.
  • La vidéo explique mal l’assemblage des coupleurs, ces pièces qui servent à maintenir les grands pas de vis sur l’axe vertical. Il faut un petit tournevis H2 pour défaire des micro vis et que les barres passent correctement
  • J’ai eu une grosse frayeur en clipsant la tête sur ses barres car elles étaient trop basse. Résultat en clipsant, la pointe de la buse a tapé sur le plateau, déchirant le tapis mais heureusement sans s’abimer !

Donc voilà rien de grave. Voici le résultat après un bon après midi d’assemblage

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Alors si comme moi vous avez un coté « je déteste les câbles » vous vous dites surement « mais c’est quoi ce truc dégueulasse avec des fils partout ? ». Faut dire que c’est vraiment moche malgré un passe câble fourni. Les fils ont des longueurs différentes. Soit ça reste comme ça, soit ça fait un paquet sous le plateau. Donc j’ai préféré laissé comme ça pour le moment mais c’est vraiment pas top.

Idem pour la nappe pour la carte avec le lecteur SD. Elle est beaucoup trop longue.

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Maintenant que l’assemblage est fait, il faut passer au réglage. Dagoma propose une application vraiment très simple d’utilisation qui va régler la hauteur de base, la température idéale et la possibilité de mettre à jour votre imprimante. Vous pouvez alors lancer une impression test de petits cercles pour vous aider à valider la hauteur de la buse.

Pour ensuite les vraies impressions, moi je n’y connais rien. J’ai donc chargé le logiciel « Cura by Dagoma », version simplifiée de Cura, c’est parfait. Moins d’option donc on va à l’essentiel. Pour le débutant c’est donc très bien. Vous trouverez de nombreux modèles sur des sites comme Thingverse.com.

Quelques petites astuces pour conclure :

  • La qualité du filament est extrêmement importante. Et là dessus je ne suis pas encore très content de Dagoma. J’ai passé une semaine a essayer de comprendre pourquoi tout ce que j’imprimais n’accrochait pas sur le plateau dès que l’épaisseur dépassait 1cm. En fait j’ai pris autre chose que l’échantillon fourni avec le kit et là ça a fonctionné du premier coup. Pour info le filament que j’ai est du Filo3D (blanc pour le moment). Je pense pas que l’échantillon était mauvais mais que les réglages par défaut ne lui convienne pas et pour un débutant c’est nul.
  • Lors de l’insertion du filament dans la buse, il faut bien aller au bout. Je m’explique, le fil est enroulé donc courbe, donc en rentrant dans la tête il ne va pas bien au fond. Résultat il se bloque et l’extruder « claque » (sujet récurrent sur les forums). Vous devez pouvoir rentrer au moins 7/8 cm de filament dans la tête
  • Prenez du temps pour régler la hauteur de votre buse. Un mauvais réglage finira pas se payer avec des résultats franchement moches

Voici quelques exemples

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Pour un début c’est pas encore trop mal. Mais vous pouvez voir que c’est loin d’être parfait. Sur la coque du bateau, vous pouvez voir que ce n’est pas du tout lisse. L’encadrement de l’ouverture de la cabine n’est pas propre. Bref il y a encore du réglage à faire !

Conclusion

Dans l’ensemble je suis content de mon achat. 300€ (oui c’est 299€ !) ça reste une sacrée somme et j’avais vraiment peur de la suite. Ça s’est plutôt bien passé mais pour ceux qui espèrent une imprimante plug-n-print, passez votre chemin. Même moi qui suis relativement patient, au bout de 2 semaines à se battre avec un fil plastique j’en avais plus que marre. Le support de Dagoma est présent mais pas assez réactif pour ce genre d’aide. Je vous conseille plutôt le forum sur lesimprimantes3D qui m’a bien aidé (et c’est pas terminé).

Et comme vous pouvez le voir, même une fois une impression terminée, on sait qu’il y a encore du chemin pour arriver à un résultat parfait. Vous pouvez passer par de nombreux outils pour optimiser l’ensemble, et même un Raspberry Pi pour installer OctoPrint afin de pouvoir contrôler à distance l’impression et même la mettre en pause !

Voici en final le même bateau imprimé « correctement ». Ça montre la route qui reste encore à parcourir (je pleure !)

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  • Excellent article, bravo !
    J’avais cette imprimante en vue depuis quelques temps mais je ne suis pas sûr d’avoir la patience pour passer des heures a calibrer et imprimer des dizaines de pièces avant d’avoir un résultat convenable..
    Pour le prix ça ne me semble pas encore trop cher pour une imprimante 3D mais je serais curieux de voir ce qu’on pourrait obtenir à ce prix là pour une imprimante plus facile et plug and print.

    • Je pense que quand on sait à l’avance que l’on va passer du temps dessus ca aide à patienter un peu. Par contre je suis curieux de voir comment les marques comme Mattel qui veulent faire du plug-n-print vont faire vu la sensibilité des machines …

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